Témoignage difficile d’une yézidie violée par l’Etat Islamique.

KURDISTAN – Selon les médias kurdes, « Suzan », une yézidie âgée de dix-sept ans, a été kidnappée, victime de viol collectif, réduite en esclavage, et tombée enceinte par les membres de l’Etat Islamique. Miraculeusement, elle a réussi à s’enfuir et a raconté son histoire à Sindy Delal, une activiste kurde suédoise vivant dans la région du Kurdistan.

Son histoire est impensable, et pourtant dramatiquement devenue courante : elle et les autres esclaves sexuelles étaient alignées nues chaque matin, « senties », puis choisies par leur « propriétaire », Al-Russiyah [pour Suzan], ou par leurs gardes du corps. Elles étaient frappées et violées collectivement chaque jour. Quand Suzan fut vendue à Al-Russiyah, elle fut détenue dans un hôtel de Mossoul dans un immeuble rempli de femmes et jeunes filles pratiquement nues.

Les vierges coutaient très chères : elles étaient examinées pour qu’on s’assure que leur hymen soit intact et emmenées dans une pièce remplie d’une trentaine voir une quarantaine d’hommes qui les choisissaient.

Selon Suzan et d’autres témoignages, les jihadistes traitent les jeunes filles vierges innocentes comme des femmes prostituées expérimentées, le genre de femmes que les jihadistes regardent via des sites pornographiques de manière addictive. Parmi les 216 femmes yézidies libérées, il y avait une petite fille de neuf ans qui était tombée enceinte ; elle fut violée par au moins dix hommes.

Les jihadistes n’hésitent pas à torturer les filles comme si les tortures sadiques étaient synonymes d’actes sexuels. Ils tuent les filles, voir les brûlent vivantes, si elles résistent ou ne peuvent « performer ».

Suzan rapporte qu’elle fut forcée à « réciter des versets du coran » pendant qu’elle était violée. Si elle refusait, elle était fouettée ou ses cuisses brûlées avec de l’eau bouillante. Les jihadistes coupèrent les jambes d’une fille qui essaya de s’échapper.

Le père de Suzan est mort, et elle n’arrive pas à retrouver sa mère, mais son oncle l’a menacée de la tuer au nom de l’honneur de la famille si « il découvre qu’elle a été abusée sexuellement ou que son honneur a été entaché. » Malheureusement, son cas n’est pas isolé. Une partie de la communauté est très attachée à la culture de l’honneur et de la honte, et si la victime a été violée, c’est elle qui en porte le fardeau et souille l’honneur de la famille. Les victimes sont également vues comme « inappropriées » de part leur perte de virginité, et peuvent être tuées par leurs propres parents.

Les femmes yézidies et kurdes violées et leurs enfants arabes sunnites ne seront jamais acceptés, quand bien même un éminent ecclésiastique yézidi a pressement encouragé les familles à accepter et à accueillir leurs femmes qui ont fui l’EI.

Le viol est une arme de guerre massive. Il est perpétré pour soumettre psychologiquement les victimes. Elles deviennent dépressives, insomniaques, voir suicidaires. Suzan est hantée par des flashbacks et préfèrerait être morte. « Je veux me tuer », confit-elle.

Selon la représentante des Nations Unies contre la violence sexuelle en période de conflits, Zainab Bangura, bien que les femmes soient supposées cacher leur visage d’un voile sous la sharia, les jihadistes « ont banni le port du voile pour les captives après que certaines s’en sont servies pour se pendre. »

Ces crimes barbares ne sont pas nouveaux.

Selon l’avocate Karima Bennoune américaine algérienne, à partir de 1992, les fondamentalistes musulmans algériens ont commis une série d’atrocités terroristes contre les femmes algériennes. Bennoune décrit les « kidnappings et viols répétés sur les jeunes filles traitées comme des esclaves sexuelles par les fondamentalistes armés. Les filles étaient forcées de cuisiner et de s’occuper de la maison des combattants… une adolescente de dix-sept ans fut violée plusieurs fois jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte. Elle fut kidnappée dans la rue et détenue avec d’autres jeunes filles, dont l’une reçue une balle dans la tête alors qu’elle tentait de s’échapper. »

Le viol est une « purification sexuelle ». L’effet désiré du viol est toujours le même ; briser complètement l’esprit de la victime, de la déposséder de son corps et de son esprit, afin de la rendre incapable de toute résistance.


28 Mai 2015
Source : Dr. Phyllis Chesler on Breitbart
Traduction : Sapientia.

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