« Si tu ne reviens pas à l’islam je te brûle ! »

En Iran, les conversions semblent inquiéter le régime islamique.

Le père Humblot, prêtre du Prado depuis 1961, a été obligé de quitter précipitamment l’Iran après 45 ans passés dans ce pays. Il témoigne du phénomène insoupçonné des nombreuses conversions au christianisme.

Le père Humblot estime le nombre de convertis à 300 000, et le Régime islamique, conscient de l’importance de cette vague de conversions, sévit de plus en plus contre ce mouvement. En Iran, ces convertis vivent dans la clandestinité : ils bravent la loi musulmane qui interdit de changer de religion. [Aucune] liberté de conscience et de religion puisqu’il est interdit aux chrétiens de naissance de témoigner de leur foi.

Malgré cette persécution, les convertis affluent. Beaucoup subissent la violence de leur propre famille. Ainsi cette catéchumène, que le père Humblot a suivie. Elle s’est convertie à la suite d’un songe, témoigne-t-il. Quand sa famille a découvert son changement de religion, elle l’a crue possédée par le démon. Son père l’a battue férocement, puis en désespoir de cause l’a arrosée d’essence et l’a menacée avec une allumette :

Si tu ne reviens pas à l’islam je te brûle !

Devant le refus obstiné de sa fille, il a bien tenté de gratter l’allumette, mais elle était mouillée par l’essence, et le feu n’a pas pris. La jeune fille a été enfermée dans une cave avec cette menace :

Dans trois jours, si tu n’as pas changé d’avis, nous te tuerons !

L’une de ses sœurs l’a sauvée, mais à présent la jeune convertie s’est enfuie à l’étranger, ayant perdu sa santé, sa famille, son pays et tout ce qu’elle possédait. Pourtant, elle prie chaque jour pour apprendre comment pardonner à son père.

Pendant la révolution iranienne, l’un des amis du père Humblot, ancien musulman converti devenu pasteur, a passé trois ans en prison. Dont deux en cellules d’isolement. A son retour, le père Humblot le plaint pour cette épreuve mais le pasteur affirme :

C’était merveilleux ! Pendant deux ans, j’ai pu louer sans cesse mon Seigneur sans être gêné.

Deux semaines après cette encontre, cet ami fut massacré au coin d’un bois par des inconnus…

À la suite de la Révolution iranienne, la très grande majorité des prêtres occidentaux a dû quitter le pays. Les églises qui célébraient et prêchaient en persan ont été fermées et sept pasteurs tués.

Le père Humblot n’a pas chômé, et bien qu’aujourd’hui il ne croie plus pouvoir retourner en Iran, il travaille encore en persan pendant l’essentiel de ses journées. Pour traduire des textes saints, faire des vidéos YouTube ou pour répondre par Internet aux nombreuses questions des Iraniens. Parmi ces questions qu’il reçoit par courriel, l’une provient d’une Iranienne musulmane qui, seule dans une ville cernée par le désert, a décidé de se convertir. Elle écrit au père :

Je ne veux que Jésus Christ, mais il n’y a pas de chrétien dans ma ville. Est-ce que je peux me donner le baptême à moi-même ?

Le père Humblot est heureux dans l’épreuve : (…) le fait de travailler avec plusieurs convertis qui ont connu la persécution et ont tout quitté pour le Christ m’est d’un soutien quotidien .


Source : Article dans son intégralité sur Aleteia.

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